Les aspects positifs de la présence d'un animal sur le bien-être physique et mental des humains sont connus depuis longtemps. Les animaux de compagnie apportent un plus en terme de qualité de vie que ce soit à un niveau social, affectif, psychologique ou thérapeutique.

De nombreuses expériences scientifiques le prouvent, on constate que la présence d'un animal apaise et tranquillise. Le fait de caresser un animal offre une réduction de la tension artérielle et du taux de mauvais cholestérol, réduit le risque d'accident cardio-vasculaire, apporte une meilleure résistance au stress tout en facilitant la relaxation. Les constatations sont similaires concernant les échanges verbaux. Parler aux animaux est bénéfique pour l’être humain.

Il est constaté que les propriétaires d’animaux sont moins sujets à la dépression. En plus, l’animal peut être motivant pour faire de l’activité physique, et il peut être un vecteur de rencontre.

On sait que l’animal a une intelligence qui lui permet de communiquer avec l’humain, de ressentir les émotions et les troubles de la personne, d’apaiser, de redonner confiance et d’être élément motivant qui permet l’épanouissement.

La relation dans la zoothérapie est triangulaire : le patient, le thérapeute et l’animal.

Quel que soit l’animal utilisé, on peut remarquer une amélioration de la communication, un renforcement du soutien affectif, de la confiance en soi (animal refuge). L’animal peut être source d’apaisement, soutien de l’attention, vecteur de l’intégration sensorielle, élément déclencheur de la motivation, renforçateur de la maturation affective, source d’enseignement du sens des responsabilités, procurateur d’un sentiment d’utilité.

On se rend compte que, sans la présence de l’animal, la communication est non seulement beaucoup plus compliquée, mais parfois même impossible.

L’animal peut bien-sûr permettre d’améliorer, de renforcer, d’enrichir la communication verbale, mais aussi de déclencher différents aspects de la communication non verbale : mimiques, gestuelle, silences, postures, utilisation de l’espace et bien sûr contacts par le regard (aspect le plus important de la communication non-verbale).

L’animal peut permettre la communication dans un groupe : il sert alors de médiateur entre les différents participants qui apprennent ou réapprennent à communiquer et à partager. Ces bienfaits peuvent se prolonger au-delà des séances.

L’animal peut aussi avoir un rôle affectif : il peut devenir le confident, qui permet au patient de s’exprimer, de se libérer, de se soulager de certaines frustrations ou tensions. Il peut alors combler un vide, qui permet à l’enfant d’exprimer ses inquiétudes, ses difficultés, de raconter. L’animal devient son confident. L’animal est essentiel dans l’évolution vers un mieux être.

L’animal peut aussi devenir compagnon, à la fois imaginaire et réel : c’est l’animal refuge. On raconte des histoires aux patients où l’animal a le rôle principal. L’enfant va se projeter dans cette histoire. Cette projection peut être un moyen de se rassurer ou d’exister à travers l’animal. On stimule alors l’imaginaire du patient. L’animal peut même devenir « objet transitionnel », de la même façon que le doudou rassure le petit enfant. L’animal devient symbole, ami à la fois réel et imaginaire.

Il est source d’apaisement de la personne, donne des bases plus solides à cette nouvelle relation qui doit se mettre en place. Cet apaisement peut déboucher sur une diminution de la douleur, là où de nombreux traitements médicamenteux ont échoué. Il redonne confiance, bien-être moral et physique. Il devient alors un repère : et peut même être élément déclencheur qui permet aux souvenirs de ressurgir.

L’animal peut permettre le soutien de l’attention : par exemple, en canalisant l’énergie d’un enfant hyperactif dans un jeu ou une activité avec le chien, ou par une observation soutenue des parties du corps, des postures, des mimiques du chien. On sait que l’attirance du participant pour l’animal, son intérêt pour lui, sont des facteurs déterminants pour le soutien de l’attention.

L’intégration sensorielle peut s’acquérir à travers différents contacts : odeurs spécifiques à chaque espèce, types de poils différents, sons émis spécifiques à chacun (miaulement, aboiement, hennissement…), morphologie différente… Elle peut aussi s’acquérir en désignant chaque partie du corps de l’animal en la mettant en relation avec la partie correspondante du corps du patient. Il intègre alors petit à petit son schéma corporel.

Le contact entre le patient et l’animal étant le plus souvent source de plaisir (ce plaisir doit être omniprésent dans toute séance de zoothérapie), il est en même temps source de motivation, qui va de la curiosité à la volonté d’essayer de nouvelles choses, et à l’initiation d’une action. C’est la motivation qui permet de soutenir la volonté à effectuer cette action. Le concept de motivation est fondamental, lorsque l’on sait que celle-ci est absente chez les patients déprimés, les déficients intellectuels, les schizophrènes, et souvent chez certains enfants et adolescents.

Par ailleurs, l’animal favorise la maturation affective des enfants et des adolescents, les responsabilise par les soins à apporter à l’animal. Ceci renforce une image de soi positive.

On peut encore parler du sentiment d’utilité rendu à la personne âgée, lorsqu’on lui confie la tâche de prendre soin de l’animal.

Pour que l’animal puisse remplir son rôle de médiateur, il a besoin d’être guidé, accompagné par le thérapeute. La complicité entre eux est indispensable au bon déroulement de la thérapie.

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Marion François

Rue des Crêtes 12

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